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Bordeaux Horizons Suivez les projets qui dessinent le Bordeaux de demain.

🚄 Ligne nouvelle du Sud-Ouest : la LGV Bordeaux-Toulouse franchit une nouvelle étape, entre travaux et financement

Le projet de Ligne nouvelle du Sud-Ouest (LNSO), anciennement appelé Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO), poursuit son développement en 2026. Alors que les chantiers d'aménagement ferroviaire avancent autour de Bordeaux et de Toulouse, les études préparatoires aux futures lignes à grande vitesse se poursuivent. Un nouveau protocole financier, des opérations sur le terrain et plusieurs procédures environnementales marquent cette étape, tandis que le coût du programme et ses conséquences sur les territoires continuent de susciter des débats.

Porté par l'État, les collectivités territoriales et les acteurs ferroviaires, le programme prévoit la création de nouvelles lignes à grande vitesse entre Bordeaux, Toulouse et Dax, ainsi que des aménagements du réseau existant. À terme, il doit également permettre d'envisager un prolongement vers l'Espagne. Selon l'Agence LNSO, le programme comprend 418 kilomètres de lignes nouvelles, 31 kilomètres d'aménagements ferroviaires sur les voies existantes et 110 communes concernées.

Visuel ChatGPT

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🚆 Un programme ferroviaire structuré autour de plusieurs axes

La LNSO s'inscrit dans la continuité de la ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique, mise en service entre Tours et Bordeaux en 2017. Le programme vise à renforcer les liaisons ferroviaires du Grand Sud-Ouest et à améliorer les capacités du réseau, aussi bien pour les trains à grande vitesse que pour les circulations régionales.

La première phase comprend la ligne nouvelle Bordeaux-Toulouse et la ligne nouvelle Bordeaux-Dax, ainsi que deux opérations sur les infrastructures existantes : les aménagements ferroviaires au sud de Bordeaux (AFSB) et ceux au nord de Toulouse (AFNT). Une seconde phase prévoit un prolongement entre Dax et la frontière espagnole.

La ligne Bordeaux-Toulouse doit notamment permettre de réduire le temps de parcours entre les deux métropoles. La branche Bordeaux-Dax doit améliorer les relations ferroviaires vers les Landes et préparer les connexions futures avec l'Espagne.

⏱️ Paris-Toulouse en 3 h 10 : les gains de temps attendus

La réduction des temps de parcours constitue l'un des principaux arguments avancés par les promoteurs du projet. La présentation officielle annonce une liaison Paris-Toulouse en 3 h 10, contre environ 4 h 10 actuellement selon les références utilisées.

Des gains de temps sont également attendus entre Bordeaux et Dax, tandis que les futures connexions vers l'Espagne doivent faciliter les déplacements internationaux.

Au-delà des liaisons à grande vitesse, les aménagements ferroviaires doivent permettre d'accroître la capacité des voies existantes. L'objectif est de mieux organiser la coexistence des trains régionaux, des trains de longue distance et du fret, tout en accompagnant le développement des services express régionaux métropolitains.

🏗️ Au sud de Bordeaux, les travaux avancent sur le réseau existant

Les aménagements ferroviaires au sud de Bordeaux constituent l'un des volets les plus avancés du programme. Cette opération porte sur 12 kilomètres de voies existantes entre Bègles et Saint-Médard-d'Eyrans.

Selon les informations communiquées par la préfecture de la Gironde en septembre 2026, plusieurs réalisations ont été achevées au cours des derniers mois. Le chantier a notamment permis la construction de cinq ponts routiers et d'une passerelle piétonne, la mise en service de 18 kilomètres de nouvelles caténaires et la pose d'un quai en gare de Villenave-d'Ornon. La base travaux d'Hourcade a également été mise en service.

Ces travaux concernent les infrastructures existantes. Ils doivent être distingués de la construction de la future ligne nouvelle Bordeaux-Toulouse, qui nécessite ses propres études, autorisations et marchés de travaux.

💶 Un financement de plusieurs milliards d'euros

Le coût de la première phase du programme est évalué à environ 14,3 milliards d'euros. Le prolongement entre Dax et l'Espagne est évalué séparément, ce qui explique les différences de montants selon le périmètre retenu.

Le plan de financement de la première phase prévoit une répartition entre l'État, les collectivités territoriales et l'Union européenne. Chacun des deux premiers contributeurs doit prendre en charge 40 % du financement, tandis que la participation européenne représente 20 %. La Société du Grand Projet du Sud-Ouest (SGPSO) assure la gestion de la contribution financière des collectivités partenaires.

Un nouveau jalon a été annoncé en mai 2026 avec un protocole financier portant sur 820 millions d'euros d'engagements pour les années 2026 et 2027. Selon la présentation de la Région Nouvelle-Aquitaine, cette enveloppe doit être financée à parts égales par l'État et les collectivités territoriales afin de poursuivre les opérations et de préparer l'attribution des marchés de construction.

🌳 Environnement : les investigations préalables sont engagées

La construction de nouvelles lignes ferroviaires soulève des enjeux environnementaux importants, notamment concernant les espaces boisés, les zones humides, les ressources en eau, la biodiversité et les terres agricoles.

Une consultation publique portant sur les investigations préalables de la ligne Bordeaux-Toulouse s'est déroulée du 27 octobre au 26 novembre 2025. Selon le bilan publié par les services de l'État, la plateforme a enregistré 32 850 visiteurs différents et 3 769 contributions.

Le 5 février 2026, les préfets de la Gironde, de la Haute-Garonne, du Lot-et-Garonne et du Tarn-et-Garonne ont signé une autorisation environnementale permettant de réaliser des sondages géotechniques et des diagnostics archéologiques. Ces opérations doivent améliorer la connaissance des terrains et préparer les étapes ultérieures du projet.

En septembre 2026, un arrêté modificatif a permis d'anticiper certaines opérations de libération des emprises, notamment des défrichements, des déboisements et du débroussaillage dans des secteurs concernés par les investigations. Ces interventions ont suscité des contestations de la part d'associations environnementales.

Il est important de distinguer ces autorisations préparatoires des autorisations nécessaires à la construction complète de la ligne nouvelle. L'autorisation délivrée en février 2026 ne constitue pas, à elle seule, une autorisation générale de réaliser l'ensemble du projet.

🏙️ Un fonds de solidarité pour accompagner les collectivités

La préfecture de la Gironde a également annoncé un fonds de solidarité territoriale doté de 56 millions d'euros. Une première enveloppe de 8 millions d'euros a été annoncée pour accompagner les projets des collectivités situées le long du tracé.

Ce dispositif vise à soutenir des opérations de développement local dans les territoires concernés par la future ligne. Il s'agit d'un mécanisme d'accompagnement territorial distinct du financement des infrastructures ferroviaires elles-mêmes.

Les modalités d'attribution, les projets retenus et les montants effectivement distribués devront être précisés dans les publications ultérieures des collectivités et des services de l'État.

📅 Une mise en service envisagée entre 2031 et 2032

Le calendrier officiel prévoit la poursuite des travaux sur les infrastructures existantes, des investigations préalables et la préparation des marchés de construction. La procédure d'attribution des marchés de la ligne nouvelle doit franchir une étape importante à partir de 2026-2027.

Le calendrier global prévoit ensuite des travaux sur les voies, les caténaires et la signalisation entre 2027 et 2031, tandis que les équipements des gares nouvelles sont programmés entre 2030 et 2032. Les mises en service annoncées pour les aménagements ferroviaires et les lignes nouvelles de la première phase se situent entre 2031 et 2032.

Ces échéances restent prévisionnelles et dépendent notamment des décisions de financement, des procédures environnementales et de l'attribution des marchés. Le prolongement entre Dax et l'Espagne relève d'une phase distincte et ne doit pas être associé automatiquement aux dates annoncées pour la première phase.

🔎 Un projet majeur encore confronté à plusieurs enjeux

La LNSO poursuit son développement avec l'avancement des aménagements ferroviaires autour de Bordeaux et de Toulouse, la préparation des futures lignes nouvelles et la mobilisation de nouveaux financements. Les dispositifs d'insertion et le fonds de solidarité territoriale constituent également des volets complémentaires du programme.

Les prochaines étapes seront déterminantes pour préciser le coût actualisé des infrastructures, sécuriser les financements à long terme et poursuivre les procédures administratives et environnementales. Les contestations relatives aux premiers défrichements et les recours judiciaires restent également à suivre.

Le projet doit ainsi concilier les objectifs de développement ferroviaire et de réduction des temps de parcours avec les exigences de financement, les contraintes techniques et les conséquences environnementales pour les territoires traversés.

Article mis en ligne le 21 octobre 2026

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